Cher monsieur le soleil,
Il serait bon que vous veniez briller un peu au dessus de Paris, s'il vous plaît.
Ceci, pour le bien de mon moral comme pour celui de la planète : être obligé de laisser la lumière allumée dans ma chambre de 08h à minuit, ça fait tourner les centrales nucléaires.
Bon, sinon, arrangez-vous avec la neige : je veux bien me passer de soleil si lorsque je bats le pavé parisien ça fait un bruit de coton.
Babillage sans queue ni tête d'une jeune écervelée qui aimerait bien être prof quand elle sera grande.
mardi 13 décembre 2011
mercredi 7 décembre 2011
La marquise sortit à cinq heures.
Des fois je suis un peu nostalgique.
Avant, la littérature, c'était un truc de dingue.
Avant, c'est-à-dire au début du XXème siècle, y'avait des journaux spécialisés en littérature qu'on pouvait trouver dans les kiosques, et que plein de gens lisaient.
Maintenant, il faut passer trois tourniquets, montrer sa carte de bibliothèque, donner ses empreintes digitales et jurer sur la bible et le coran qu'on ne mettra pas le feu à Ste Barbe, alors forcément, ça encourage pas.
Et puis les gens étaient passionnés.
André Breton, il détestait le roman. Il trouvait ça nul. Et Paul Valéry était bien d'accord avec lui: le roman, ça craint, écrivons plutôt des poèmes où la mer est un toit sur lequel marchent des colombes.
Position contestable, certes, mais qui avait le mérite d'être radicale, contrairement aux mou-du-genou qu'on voit maintenant.
Moi, je rigole toute seule quand je lis le Manifeste du surréalisme : entre Breton qui dit que le roman est un divertissement méprisable exprès pour ceux qui n'ont rien dans le ciboulot et Valéry qui affirme qu'il va faire une anthologie de débuts de roman, "de l'insanité desquels il [attend] beaucoup", pas le temps de s'ennuyer.
Avant, la littérature, c'était un truc de dingue.
Avant, c'est-à-dire au début du XXème siècle, y'avait des journaux spécialisés en littérature qu'on pouvait trouver dans les kiosques, et que plein de gens lisaient.
Maintenant, il faut passer trois tourniquets, montrer sa carte de bibliothèque, donner ses empreintes digitales et jurer sur la bible et le coran qu'on ne mettra pas le feu à Ste Barbe, alors forcément, ça encourage pas.
Et puis les gens étaient passionnés.
André Breton, il détestait le roman. Il trouvait ça nul. Et Paul Valéry était bien d'accord avec lui: le roman, ça craint, écrivons plutôt des poèmes où la mer est un toit sur lequel marchent des colombes.
Position contestable, certes, mais qui avait le mérite d'être radicale, contrairement aux mou-du-genou qu'on voit maintenant.
Moi, je rigole toute seule quand je lis le Manifeste du surréalisme : entre Breton qui dit que le roman est un divertissement méprisable exprès pour ceux qui n'ont rien dans le ciboulot et Valéry qui affirme qu'il va faire une anthologie de débuts de roman, "de l'insanité desquels il [attend] beaucoup", pas le temps de s'ennuyer.
mardi 6 décembre 2011
Clic clac. Instantanés.
Voila voila, j'ai fait toutes les photocopies nécessaires, ai rédigé tous les essays demandés, ai fini par poster mon enveloppe.
Ouf.
Je suis officiellement candidate au programme Fulbright.
Je peux donc maintenant revenir à une vie normale.
Je recommence à voir des gens.
Je réalise que y'a des copines que je n'ai pas vues depuis juin dernier.
J'organise des diners, des breakfasts, des déjeunes, des brunchs, pour rattraper le temps perdu à apprendre la déclinaison des adjectifs en ancien français.
J'ai de nouveau le temps de me faire du thé dans ma boule à thé, et de le choisir tous les matins.
Il y a même pas cinq jours, je buvais du thé en sachet pour gagner du temps.
Pour l'instant, je résiste aux microbes.
Dans ma rue, les guirlandes de noël se sont réveillées.
J'ai commencé à remplir la hotte du père Noël.
Chez les fleuristes, ça sent bon la résine.
Je commence à avoir des envies de chocolats, de petits sablés à la cannelle, de vin chaud, de pain d'épice.
Je vais bientôt ressortir ma playlist chansons de noël anglaises.
L'homme-qui-fixe-les-rideaux m'a offert une petite maison remplies de lebkuchen, et c'est pour ça qu"il est le mieux plus bien du monde.
Le week-end prochain, on décore le sapin.
Je suis une grande enfant, j'adore Noël.
Ouf.
Je suis officiellement candidate au programme Fulbright.
Je peux donc maintenant revenir à une vie normale.
Je recommence à voir des gens.
Je réalise que y'a des copines que je n'ai pas vues depuis juin dernier.
J'organise des diners, des breakfasts, des déjeunes, des brunchs, pour rattraper le temps perdu à apprendre la déclinaison des adjectifs en ancien français.
J'ai de nouveau le temps de me faire du thé dans ma boule à thé, et de le choisir tous les matins.
Il y a même pas cinq jours, je buvais du thé en sachet pour gagner du temps.
Pour l'instant, je résiste aux microbes.
Dans ma rue, les guirlandes de noël se sont réveillées.
J'ai commencé à remplir la hotte du père Noël.
Chez les fleuristes, ça sent bon la résine.
Je commence à avoir des envies de chocolats, de petits sablés à la cannelle, de vin chaud, de pain d'épice.
Je vais bientôt ressortir ma playlist chansons de noël anglaises.
L'homme-qui-fixe-les-rideaux m'a offert une petite maison remplies de lebkuchen, et c'est pour ça qu"il est le mieux plus bien du monde.
Le week-end prochain, on décore le sapin.
Je suis une grande enfant, j'adore Noël.
lundi 28 novembre 2011
I am awesome. (si si)
Non non je n'ai pas disparu de la surface terrestre, mille excuses pour ce silence.
Mais le fait est que je suis très occupée : je me prépare une sortie de secours pour le jour où je ne pourrai plus supporter les nains français qui me tiendront lieu d'élèves.
En fait, je suis en plein postulage pour un programme hyper select : le simple fait de postuler est une sélection.
Ben oui, le dossier est tellement long, tout en shakespearien, il y a cinq "essays" de une à deux pages à écrire -la lettre de motivation est complètement has been, la tendance 2012 c'est le "personnal statement"- alors je suis sûre que y'a des gens qui abandonnent juste en voyant le nombre de documents qu'il faut fournir
(Notamment les bulletins de note de 1ere année de maternelle) (J'exagère à peine).
Anyway, je suis super méga énormément motivée, alors je me creuse le ciboulot pour dire des trucs hyper intéressants à écrire sur le thème "sharing your culture" et ne pas ressortir trop de banalités clichéiques, et leur montrer à quel point je suis une fille généralissime et qu'ils sont obligés de me prendre pour la survie du système universitaire américain.
Hm?
Le programme?
Il s'agit du Fulbright Program, y'a que trente places, et c'est pour être assistant de français en université américaine.
Wish me luck.
Mais le fait est que je suis très occupée : je me prépare une sortie de secours pour le jour où je ne pourrai plus supporter les nains français qui me tiendront lieu d'élèves.
En fait, je suis en plein postulage pour un programme hyper select : le simple fait de postuler est une sélection.
Ben oui, le dossier est tellement long, tout en shakespearien, il y a cinq "essays" de une à deux pages à écrire -la lettre de motivation est complètement has been, la tendance 2012 c'est le "personnal statement"- alors je suis sûre que y'a des gens qui abandonnent juste en voyant le nombre de documents qu'il faut fournir
(Notamment les bulletins de note de 1ere année de maternelle) (J'exagère à peine).
Anyway, je suis super méga énormément motivée, alors je me creuse le ciboulot pour dire des trucs hyper intéressants à écrire sur le thème "sharing your culture" et ne pas ressortir trop de banalités clichéiques, et leur montrer à quel point je suis une fille généralissime et qu'ils sont obligés de me prendre pour la survie du système universitaire américain.
Hm?
Le programme?
Il s'agit du Fulbright Program, y'a que trente places, et c'est pour être assistant de français en université américaine.
Wish me luck.
mercredi 9 novembre 2011
A quoi bon encore des poètes?
Alors alors, je ne vais surtout pas vous parler de l'in-signifiant désastre de la dissertation de ce matin. L'homme-qui-prépare-des-pickles-de-piment m'assure que c'est probablement pas si pire, mais bon.
C'est pas lui qui a galéré pendant 6h, ein.
Tout ça pour dire qu'en dessous de la super citation de l'obscur poète Christian Prigent, les concepteurs du sujet ont écrit :
"Commentez et éventuellement discutez ces propos en vous appuyant sur des exemples précis et variés."
Oui, oui, c'était pas obligé de discutez la citation, c'était en option.
J'espère que y'a pleiiin de candidats qui ont fait que commenter, ein.
Ceux-là plus les trois qui sont partis au bout de deux heure et demi, c'est toujours ça en moins pour l'oral.
C'est pas lui qui a galéré pendant 6h, ein.
Tout ça pour dire qu'en dessous de la super citation de l'obscur poète Christian Prigent, les concepteurs du sujet ont écrit :
"Commentez et éventuellement discutez ces propos en vous appuyant sur des exemples précis et variés."
Oui, oui, c'était pas obligé de discutez la citation, c'était en option.
J'espère que y'a pleiiin de candidats qui ont fait que commenter, ein.
Ceux-là plus les trois qui sont partis au bout de deux heure et demi, c'est toujours ça en moins pour l'oral.
mardi 8 novembre 2011
J-1
Dans même pas 15h, je serai en train de plancher sur un super sujet de dissertation.
Alors je me suis dit qu'il faudrait ptêtre que je regarde les trucs écrits sur ma convocation.
J'ai donc l'honneur de vous annoncer que les candidats au CAPES de Lettres Modernes n'ont pas le droit à la calculatrice.
Zut alors.
Moi qui avait entré tous les Lagarde et Michard dans un dossier secret de ma Casio, comment vais-je m'en sortir ??!
Bon, heureusement, on a le droit au compas, à l'équerre et au rapporteur.
Et aussi au ruban adhésif.
Si jamais je m'ennuie, je ferai une rosace et je la scotcherai sur ma table.
Sur ce, je retourne stresser dans mon coin.
Alors je me suis dit qu'il faudrait ptêtre que je regarde les trucs écrits sur ma convocation.
J'ai donc l'honneur de vous annoncer que les candidats au CAPES de Lettres Modernes n'ont pas le droit à la calculatrice.
Zut alors.
Moi qui avait entré tous les Lagarde et Michard dans un dossier secret de ma Casio, comment vais-je m'en sortir ??!
Bon, heureusement, on a le droit au compas, à l'équerre et au rapporteur.
Et aussi au ruban adhésif.
Si jamais je m'ennuie, je ferai une rosace et je la scotcherai sur ma table.
Sur ce, je retourne stresser dans mon coin.
vendredi 4 novembre 2011
Really??
Cher Lecteur, l'heure est grave.
Hier, à CAPES J-6, j'ai fait des fiches de fiches de fiches.
Oui, tu as bien lu.
Tout d'abord, il y avait un gros bouquin de critique littéraire de 300 pages.
Grâce à mes fiches, je l'ai réduit à 50 pages.
Puis en relisant ces fiches, j'ai réécrit des trucs: j'ai donc fait des fiches de fiches, passant de 50 pages à 15.
Enfin, hier, j'ai relu mes fiches de fiches et j'ai encore pris des notes.
Le résultat?
Des fiches de fiches de fiches de ... trois pages.
Comme le dit un de mes amis plein de bon sens:
"mais à quoi ça sert de faire des livres de 300 pages si au final tout tient sur trois feuilles?"
Euh...
Hier, à CAPES J-6, j'ai fait des fiches de fiches de fiches.
Oui, tu as bien lu.
Tout d'abord, il y avait un gros bouquin de critique littéraire de 300 pages.
Grâce à mes fiches, je l'ai réduit à 50 pages.
Puis en relisant ces fiches, j'ai réécrit des trucs: j'ai donc fait des fiches de fiches, passant de 50 pages à 15.
Enfin, hier, j'ai relu mes fiches de fiches et j'ai encore pris des notes.
Le résultat?
Des fiches de fiches de fiches de ... trois pages.
Comme le dit un de mes amis plein de bon sens:
"mais à quoi ça sert de faire des livres de 300 pages si au final tout tient sur trois feuilles?"
Euh...
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